POURQUOI ET COMMENT CONDUIRE SA TRANSFORMATION

« J’ai longtemps vécu sous de vastes préceptes, comme quoi tout projet SI devait finir en recettes »

Charles B. , DSI

Rien n’étant acquis, il est illusoire de penser qu’un maître d’oeuvre peut travailler dans un autre lieu, dans une autre chemise, que son maître d’ouvrage… et recevoir, au compte-goutte, les pièces de sa survie, maladroitement baptisées « livrables », comme à défaut d’autre chose.

Il est difficile de croire qu’un utilisateur comprendra un outil qu’un ingénieur est le seul à apercevoir dans toute sa globalité. Les systèmes d’informations sont pour la plupart complètement dépassés.

Aujourd’hui, ne pas pouvoir relier son réseau d’entreprise, quelque soit son usage, aux réseaux Linkedin ou Twitter, rend son utilisation totalement sclérosée professionnellement et vouée à l’échec : le virage numérique est loin d’être terminé.

Tous les SI sont aujourd’hui infestés par le virus collaboratif, posture qui rend les outils d’entreprise inadaptés, car contre-productif aux attentes actuelles des employés, séduits par le mode de vis des Uber et autres Air BnB.

Comment vérifier que son outil de travail est bien inadapté :

  • Sur un réseau interne dédié
  • Inadapté aux supports mobiles
  • Avec des textes longs comme des jours sans pain
  • Des boutons d’action envahissants et assez inquiétants
  • Un contenu convenu et dénué de personnalité
  • Sans la possibilité de partager socialement un article

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Rassurer son électorat au travail

Le système digital ne doit pas réduire les taches du secrétariat à la robotisation, il doit lui permettre de gagner du temps pour l’essentiel, en évitant la double saisie. Un outil, dans tout un process, qui demande une double saisie, qu’elle soit ne serait-ce que pour un seul champ, pose la pierre de toute une usine à gaz, surtout si cet outil est un des chaînons d’une production plus globale, qu’elle soit centrale ou satellitaire.

Se loguer au Trésor public avec son compte linkedin, c’est demain?

Il est évident qu’une base de donnée alimentée par ses propres bénéficiaires dans les champs non dédiés à la gestion opérationnelle (RH dans mon cas) est une nécessité aujourd’hui pour répondre aux exigences digitales des nouvelles générations. Peut-être en viendrons-nous un jour à nous loguer aux impôts avec un compte Linkedin, ou déclarerons-nous des constats à l’amiable en ligne sur des tablettes.

Toute donnée écrite sur un ordinateur personnel en entreprise sur une table de calcul est vouée aux oubliettes et donc à la contre-productivité. Même le terme de « Personal Computer », détrôné par le « personal smartphone », devient bien désuet face aux regards neufs, qui sont formés par le temps à voir les écrans s’allumer vite et bien, sans virus ni mises à jour interminables, avec seulement des applis bien étanches, aux antipodes des URL barbares et approximatives.

C’est un temps considérable qui est épargné en digitalisant sa production, et c’est sans risques.

Gérer des employés, clients, associés, partenaires et fournisseurs sur le même SI, ça demande un peu plus d’ouverture d’esprit que de s’enfermer de chaque coté dans son mode de pensée, et donc de fonctionnement.

Il n’y a pas de secrets, si les DSI se sont transformés en experts de la conduite du changement, conseil en management et passé maître d’ans l’art de la gouvernance comme de la réorganisation fonctionnelle en entreprise, c’était à prévoir.

Les dirigeants vendent l’essentiel de leurs services sur des smartphones alors qu’ils ne savent pas les utiliser.

Tout le problème est là : nous n’avons jamais fini d’apprendre et seuls ceux passionnés par l’innovation ont su anticiper ce féroce changement de paradigme : vers une économique collaboratrice.

Une fois tous les SI des entreprises reliés aux technologies qui l’entourent, tous les voyants fleurissent et l’efficacité ponctue les moindres entretiens ou réunions. Ce temps volé à l’administratif est rendu à l’imagination. Voir ailleurs et comprendre son environnement, veiller à ouvrir la porte de la future innovation proposée par l’employé libéré, c’est une posture exemplaire qui lui permet ensuite de s’impliquer naturellement et volontairement dans l’image de sa collectivité.

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